Histoire des Juifs en Europe


26 décembre 2011

UN REPORTAGE D'ALBERT LONDRES EN PALESTINE

po10-10À l'heure où après l'entrée des "Palestiniens" à l'Unesco, le Conseil de l'Europe, suite au vote du 4 octobre dernier de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, pactise avec les "Palestiniens" en leur donnant le statut de "partenaires de la démocratie", alors que l'Autorité palestinienne prétend s'unir avec le Hamas, inscrit sur les listes des organisations terroristes reconnues comme telles par l'UE et les Etats-Unis, organisation qui agit au nom d'une Charte antisémite et anti-occidentale où il s'engage à détruire Israël, et qui maintient dans la bande de Gaza, où il a usurpé l'autorité légale par un coup streets-of-safed-israeld'Etat sanglant, la Charia, condamnée comme anti-démocratique par la Cour suprême de Strasbourg, il est bon de rappeler, grâce à ce reportage d'Albert Londres en Palestine, écrit et publié dans le journal de gauche de l'époque, Le Quotidien, ce qu'était la Palestine à la fin des années 1920, à une époque où rien ne permettait de justifier l'effroyable intolérance et la cruauté sans merci des Arabes de Palestine envers les Juifs natifs de Palestine depuis toujours et habitants les villes de Hébron et de Safed. Ce reportage est un démenti cinglant au lavage de cerveau organisé par la presse française pour accréditer auprès d'une majorité de l'opinion publique désinformée le mythe fallacieux d'une revendication palestinienne fondée sur la justice, les droits de l'homme et les valeurs de l'humanisme européen. Ce reportage résonne comme un rappel à l'ordre de ces mêmes valeurs trahies et bafouées par l'Union Européenne et l'oligarchie qui la dirige, et qui dénonce aujourd'hui encore, par sa probité même, les mensonges de la répugnante désinformation qui sévit en France dans les médias

—————————————

Il faut raconter Hébron et raconter Safed. Hébron est en Judée, c’est-à-dire dans les pierres. Dix-huit mille Arabes, mille Juifs, mille vieux Juifs non tous âgés, mais tous vieux : Juifs de l’autre temps, papillotes et caftans !

On est dans Hébron. Rien de plus orien tal à offrir au voyageur. Des rues pour drames cinématographiques. Très bien ! Mais tout cela est arabe. Où est le ghetto ? Vous regardez et ne le voyez pas. On vous a dit cependant qu’il était ici, dans ce bazar couvert, entre ce carrefour et cette basse mosquée. Pas de ghetto ! Aucun Juif !

Vous retournez aux renseignements. Alors, on vous donne un guide. Le guide vous ramène dans le bazar couvert et vous arrête entre l’échoppe d’un marchand de babouches et un vendeur d’agneaux écorchés. Là, dans le mur, un trou : c’est une porte, la porte du ghetto.

Vous la franchissez courbé en deux ; vous vous redressez, et alors, si jusqu’ici vous n’aviez rien vu, vous voyez maintenant quelque chose. Il ne suffit pas de voir, il faut croire aussi. Ce qui s’offre aux regards est incroyable. Ce ghetto est une montagne de maisons, une vraie montagne avec ses crêtes, ses cols, ses ravins, une petite montagne mal fichue, hargneuse, sans un centimètre carré de terre : toute couverte de maisons, toute ! Pour atteindre le rez-de-chaussée de la deuxième bicoque, il faut passer par le toit de la première. Du toit de la seconde, nous voici de plain pied dans la troisième. Ainsi pour chacune. Où sont les rues ? Au fait où sont-elles ? Pour­tant, je marche, et je ne marche pas toujours sur les toits ! Non ! Mais je grimpe des escaliers, j’emprunte un couloir, je me perds dans des laby­rinthes. Croyant déboucher sur une place, je me trouve dans une chambre à coucher. Un Juif de grande taille, étendu sur le seuil de sa maison, aurait la tête chez lui, les pieds chez le voisin…un voisin à qui il voudrait du mal, un bras ailleurs et l’autre dans la synagogue ! Trois synagogues communiquant entre elles couronnent le fol Etat. Le soleil n’a rien de plus extravagant à chauffer sur toute la surface de la terre. !

Là vivent mille Hébreux.

Non de ceux qui déployèrent le drapeau au mur des Lamentations ; non mille gaillards de Tel-Aviv ; non plus ces colons durs et décidés de la plaine de Jezraël. Mille Hébreux qui n’étaient point venus en Palestine dans un bateau, mais dans un berceau, mille Juifs éternels. Une famille, une seule était arrivée récemment de Lituanie pour vivre en sainteté et non en conquérante sur la terre des ancêtres. Tragique famille !

Amis des Arabes ? Presque. En tout cas, point ennemis. Se connaissant tous, même par leurs noms, se saluant depuis dix ans, depuis toujours. L’Hébron juif était célèbre, non pour ses sentiments nationaux, mais pour son école talmudique.

Or les Arabes n’attaquèrent pas Tel-Aviv, mais Hébron…mais Safed. Je n’ignore pas que Ragheb bey El-Nashashibi, franc comme l’épée, s’excuse en disant : « A la guerre comme à la guerre. On ne tue pas ce qu’on veut, mais ce qu’on trouve. La prochaine fois, tous y passeront, jeunes comme vieux ». Nous faisons expressément remarquer à Ragheb bey que nous ne le mettons pas au défi de tenir sa parole. Il en serait fort capable. Mais l’avenir, aujourd’hui, n’est pas notre affaire.

Le 23 août, le jour du grand mufti, deux étudiants talmudistes sont égorgés. Ils ne faisaient pas de discours politiques, ils cherchaient le Sinaï du regard, dans l’espoir d’y découvrir l’ombre de Dieu !

Le lendemain, dès le matin, des Arabes marquent leur inquiétude sur le sort des Juifs. Tous les Arabes ne font pas partie des fanatiques. La virginité d’esprit n’est heureusement pas générale en terre d’Islam.

- Sauvez-vous ! disent-ils aux Juifs.

Quelques-uns offrent aux futures victimes leur hospitalité sur leur toit. L’un deux même, ami d’un rabbin, marche toute la nuit et vient se planter devant la maison de son protégé. Il en défend l’entrée aux fous de sa race.

Lisez.

Une cinquantaine de Juifs et de Juives s’étaient réfugiés, hors du ghetto, à la Banque anglo-palestinienne, dirigée par un des leurs, le fils du rabbin Slonin. Ils étaient dans une pièce. Les Arabes, les soldats du grand mufti, ne tar­dèrent pas à les renifler. C’était le samedi 24, à neuf heures du matin. Ayant fait sauter la porte de la banque…Mais voici en deux mots ; ils coupèrent des mains ; ils coupèrent des doigts, ils maintinrent des têtes au-dessus d’un réchaud, ils pratiquèrent l’énucléation de yeux. Un rabbin, immobile, recommandait à Dieu ses Juifs : on le scalpa. On emporta la cervelle. Sur les genoux de Mme Sokolov, on assit, tour à tour six étudiants de la Yéchivah et, elle vivante, on les égorgea. On mutila les hommes. Les filles de treize ans, les mères et les grands-mères, on les bouscula dans le sang et on les viola en chœur.

Mme X est à l’hôpital de Jérusalem. On a tué son mari à ses pieds, puis sai­gné son enfant dans ses bras. « Toi tu resteras vivante… », lui répétaient ces hommes du vingtième siècle !

Aujourd’hui, elle regardait par la fenêtre, d’un regard fixe et sans larme !

Le rabbin Slonin, si noir, si Vélasquez, est là aussi. Il parle :

- Ils ont tué mes deux fils, ma femme, mon beau-père, ma belle-mère.

Ce rabbin dit cela naturellement, d’une voix de gref fier lisant un rapport.

Mais il va pleurer :

- En 1492, ajoute-t-il, les Juifs chassés d’Espagne avaient apporté un rouleau de la Loi à Hébron, un saint rouleau, une divine thora. Les Arabes ont brûlé ma thora.

Et le rab bin Slonin essuie deux larmes sur ses joues d’acier bruni.

Vingt-trois cadavres dans la pièce de la banque. Le sang recouvre encore le carrelage comme d’une gelée épaisse.

La religion de Mahomet

Défend son droit par l’épée

Et vous n’avez nulle idée de la grâce, de la jeunesse, de la do ceur, du charme et du teint clair du grand mufti…

*

Safed est en Haute-Galilée, à mille mètres dans les airs. Trois cônes de mon­tagnes coiffés de maisons, les maisons fardées au lait de chaux, lait de chaud bleu ou rose, ou jaune ou blanc. Au loin, dans un trou, deux cent mètres plus bas que le niveau de la mer, un miroir en forme de lyre : le lac de Tibériade. Miroir ! Lyre ! Tendres couleurs. Attendez.

Comme ceux d’Hébron, les Juifs de Safed sont des Juifs de l’ancien temps cultivant…le Zohar ! Vieux hassidistes, ils chantent et dansent en l’honneur du Seigneur. Ceux qui, en supplément, tiennent des boutiques dans le ghetto ont fermé leurs boutiques depuis six jours. Nous sommes au 29 août. Ils ne veulent pas exciter les Arabes qui, depuis le 23, se promènent processionnellement poignard et gourdin à la main, et aux lèvres le serment de tuer bientôt les Juifs. Depuis six jours ? Alors, et les Anglais ? Interrogés, ils répondent de Jérusalem que tout va bien. Le 29 août…

Mais voici l’histoire telle qu’on me la conte dans les rues du ghetto de Safed, cure d’air :

- Pardon, Monsieur, je suis le fils du vice consul de Perse…

- Parfaitement ! répondis-je à ce jeune homme. Ils ont bien arrangé votre maison.

- J’étais en vacances chez mes parents. Je fais mes études en Syrie chez les pères français d’Antoura. Depuis dix jours, les Arabes…

- Je sais. Après ?

- Alors, le 29 nous étions tous réunis à la maison. Nous entendons frapper. Mon père va à la fenêtre. Il voit une cinquantaine d’Arabes. « Que voulez-vous mes amis ? leur demande-t-il. – Descends ! Nous voulons te tuer avec ta famille. » Mon père les connaît presque tous. « Comment ? Vous êtes mes voisins ; je vois, dans votre groupe, plusieurs de mes amis. Depuis vingt ans, nous nous serrons la main. Mes enfants ont joué avec vos enfants. -Aujourd’hui, il faut qu’on te tue ! ». « Mon père ferme la fenêtre, et confiant dans la solidité de notre porte, il se retire avec maman, mes deux sœurs, mon petit frère et moi dans une chambre du premier. Bientôt des coups de hache dans la porte. Puis un grincement : la porte a cédé. Mon père dit : « Ne bougez pas. Je vais encore aller leur parler. » Il descend. Au bas de l’escalier, en tête de l’invasion est un Arabe, son ami. Mon père lui ouvre les bras et va vers lui pour l’embrasser en lui disant : « Toi, au moins, tu ne me feras pas de mal, ni à ma famille. » L’Arabe tire son couteau de sa ceinture et, d’un seul coup, fend la peau du crâne de mon père. Je descendais der­rière, je ne pus me retenir. Je brisais une chaise sur la tête de notre ami. Mon père s’affaissa. L’Arabe se baissa et lui redonna onze coups de poignards. Après, il le regarda, le jugea mort et partit rejoindre les autres qui pillaient dans la pièce à côté.

- Bien !

- Après avoir pillé ils mirent le feu à la maison. Je fis sortir maman, mes sœurs, mon petit frère enfermés dans l’armoire. Nous allions traîner le père hors de l’incendie quand les furieux revinrent. Voyant du sang dans l’escalier, ils dirent : « Les autres l’ont égorgé, cherchons son corps. » Alors me tournant vers ma grande sœur, je criai en arabe : « Donne-moi le revol­ver ; Ada ! » C’était une ruse. Nous n’avions pas de revolver. Ma sœur fait mine de chercher. Ils ont eu peur ! Ils sont partis. »

Voici maintenant un vieillard qui larmoie dans sa barbe blanche. Il tient à me dire qu’il s’appelle Samlomon Youa Goldchweig, qu’il a soixante-douze ans, qu’il est né à Safed, qu’il n’avait jamais fait de mal à personne, qu’on est venu chez lui, qu’on a tué sa femme, qu’on a voulu l’assassiner et que c’est quatre de ses voisins qu’il connaissait bien qui ont fait toutes ces choses. Et il me demande : « Pourquoi ? ».

Surgit un jeune homme : C’est David Habib Apriat. Son père était professeur d’hébreu, de français et d’arabe. Trois des anciens élèves de son père sont entrés chez lui, ont tué son papa, ont tué sa maman, ont coupé les doigts à sa sœur qui a fait la morte sur la maman. David Apriat s’en va, court. Où va-t-il ? Il revient avec sa sœur –moins deux doigts, et tous deux ils me regardent et le jeune homme répète : « Voilà ! Voilà ! »

Un autre apparaît :

- Je m’appelle Abraham Lévy, je suis sujet français algérien. Je suis gardien à l’Ecole de l’Alliance israélite. J’ai tout vu. Quand ils sont entrés à l’école, ils ont dit : « Abraham est de nos amis, il ne faut pas le tuer, mais seulement lui couper les mains ». Je m’étais enfui sur le toit. « Abraham ! criaient-ils, où es-tu ? Tu es notre ami, nous ne voulons que te couper une main ! ».

Je les connaissais tous. Tous étaient de bons camarades. J’ai pu me sauver.

Et le grand rabbin Ismaël Cohen ? Trois mois auparavant, me promenant dans le ghetto de Safed, j’avais rendu visite au vieillard. Depuis dix ans, il n’avait plus touché de son pied le raide escalier de son nid de pierres. Quatre-vingt — quatre ans d’âge, une fière tête, un fameux savant du Tal­mud. Ils l’ont égorgé aussi !

Je repris le chemin de sa maison. Je gravis l’escalier. La porte n’était plus fer­mée. Sur le divan où naguère il était assis pour me recevoir, des loques ensanglantées traînaient. Une mare de sang séché, comme une glace vue de dos qui se serait brisée là, tachait le carrelage. Au mur, l’empreinte de ses doigts sanglants.

- Monsieur le grand rabbin lui avais-je dit, à cette même place, permettez que mon ami Rouquayrol fasse un croquis de vous.

- Chers visiteurs, avait-il répondu, la foi de Moïse le défend, mais Ismaël Cohen ne voit plus clair, il n’en saura certainement rien !

Et il nous avait tendu sa main blanche. Sa main était là, aujourd’hui, toute rouge !

C’est ce que l’on appelle un mouvement national !


Albert Londres, Le Juif errant est arrivé, Paris, UGE, 10/18, 1975, « Les sol­dats du grand mufti »,pp. 195 – 202.

Posté par melkisedek à 01:41 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
04 décembre 2011

LA PALESTINISATION DE L'UNESCO

La palestinisation de l’UNESCO

par Bat Ye’or, New English Review, numéro de Novembre 2011

Thème : France
 

 

Titre original : The Palestinization of UNESCO

 

Traduction : Samuel Sayag

 

En janvier 1981, le Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenu à la Mecque déclarait : «la Palestine doit être considérée comme la question prépondérante au sein des nations musulmanes». Depuis lors, l’Europe s’est hâtée d’adopter cette perspective et de palestiniser ses domaines sociaux, culturels et par-dessus tout politiques.

 

Pendant trois décennies, l’Europe obéit de manière servile à l’OCI. Elle a ainsi efficacement créé un problème qui la ronge et la détruit. L’Union Européenne a fait de la Palestine l’axe de sa politique, la transformant en un symbole de paix et d’harmonie universelle dans un monde qui aurait méconnu la notion même de justice avant son avènement. Le seul obstacle à cet Eden est le machiavélique Israël, oppresseur et usurpateur d’une Palestine, victime à la fois pure et pacifique, symbole de la justice universelle à venir.

 

L’Europe n’ose pas encore utiliser la force armée contre Israël dont elle prétend défendre l’existence tout en la gratifiant de ses conseils suicidaires. Non, elle combat Israël à l’aide des armes infâmes du régime nazi : la délégitimation de son existence, le rapt de son histoire, la diffamation par la propagande, la haine, et les tentatives de détruire son économie à travers le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). Afin d’atteindre ses objectifs, elles encourage la campagne internationale d’incitation à la haine en finançant des ONG anti-israéliennes et des lobby. L’Europe prétend que l’existence des Juifs sur leurs terres ancestrales de Judée et de Samarie constitue une «occupation», une colonisation. De ce point de vue, Israël est devenu un pays qui occupe ses propres terres historiques. De la Judée, dans leur langage orwellien, les propagandistes parlent comme d’une «occupation israélienne de la terre de Palestine» mais jamais ils ne parlent du nettoyage ethnique et religieux de ces Juifs chassés de leur patrie et des pays arabo-musulman par les guerres, les expulsions, les dépossessions de biens et le traitement déshumanisant des lois d’apartheid de la dhimmitude. Les euro-jihadistes évoquent plus facilement la «résistance palestinienne» que la réalité du terrorisme qui à recouvert toute la planète. L’Union Européenne a utilisé tous les stratagèmes pour forcer Israël à s’auto-détruire au nom de la Palestine. Cette destruction ouvrirait une ère de «justice et de paix » dans le monde de la même manière que les charniers d’Auschwitz visaient à purifier l’humanité des Juifs.

 

Que signifie la palestinisation ? Premièrement, cela signifie la création d’un peuple en tant que substitut d’Israël qui s’empare de son histoire et par conséquent de sa légitimité. De la palestinisation (comme du régime nazi deux décennies auparavant) vient la délégitimation d’Israël, Etat intrus dans la région et dans l’histoire, et même dans l’humanité. La palestinisation nie à Israël son identité, sa culture, ses droits humains et historiques à l’intérieur de son foyer national incluant la Judée, la Samarie et Jérusalem. Pour l’OCI, ce processus s’intègre à la théologie islamique réduit la Bible à une version falsifiée du Coran. D’après l’Islam, l’Histoire biblique constitue en fait l’Histoire islamique et les personnages bibliques que nous voyons représentés dans les églises sont tous des prophètes musulmans qui n’ont virtuellement aucune connexion avec les faits rapportés dans la Bible.

 

Ce contexte explique l’islamisation des héritages religieux Juifs et Chrétiens, une approche qui implique le déni de l’identité des deux religions puisque la Chrétienté se considère comme issue du Judaïsme dont elle a adopté les Ecritures. Si la Bible est un récit islamique, la Chrétienté et non le Judaïsme seul, sont tous deux des falsifications de l’Islam. Cette négation de l’Histoire biblique à laquelle s’est assidument associée l’Europe en qualifiant Israël d'intrus colonisateur sur ses propres terres, est un défi aux droits historiques des Juifs dans leur patrie. Mais c’est aussi une négation de l’Histoire chrétienne qui, confirmant l’interprétation coranique, réfute du même coup la Torah et les Evangiles.

 

Par conséquent, s’il n’y eut jamais d’Histoire d’Israël ni d’Evangiles mais seulement l’histoire d’Ibrahim, d'Ismaël, d’Issa (Jésus dans sa version coranique) — si tous les rois et prophètes bibliques avaient été musulmans, dans quoi s’enracine donc l’Occident ? Ne serait ce pas dans le Coran ? C’est la conclusion logique de l’Europe lorsque furieuse du retour des Juifs à Jérusalem en 1967, elle nia le statut de capitale historique de cette ville. L’Europe attribue cet héritage à ceux qui par une guerre d’invasion l’avaient illégitimement occupée depuis 1948, expulsant et dépossédant de leurs biens ses habitants Juifs. En résumé, si les Israéliens sont des colons ou des occupants cela signifie qu’ils n’ont ni passé ni Histoire et que le Judaïsme n’est qu’un tissu de mensonges ce qui s’applique aussi à l’Occident. Si Israël n’a jamais existé dans le passé alors sa restauration dans sa version moderne n’est qu’une supercherie colonialiste visant à conquérir des territoires sur lesquels il n’a ni droits historiques ou religieux ni revendications culturelles, et sa destruction est pleinement justifiée. Mais si l’Histoire témoigne du contraire, alors l’Europe devient volontairement responsable d’un abominable crime de génocide en anéantissant l’existence du passé d’un peuple afin de lui ôter sa légitimité actuelle, ses droits humains religieux, culturels et historiques. Cette politique criminelle se reflète dans la participation organisationnelle autant que financière des nations européennes et de la Commission européenne à la campagne internationale d’incitation à la haine visant au démembrement d’Israël.

 

L’ancrage palestinien dans le nazisme : la dé-judaïsation de la chrétienté

 

Dans ce contexte, la déclaration de Kairos Palestine de 2010 qualifie Israël d’occupant d’une terre arabe, de colonisateur, de promoteur de l’apartheid ; à l’inverse les Palestiniens sont d’innocentes victimes résistant à l’occupation et aspirant seulement à la paix, la justice et la sécurité. La déclaration de Kairos, sans surprise condamne la théologie chrétienne qui est basée sur la Bible ou sur les faits bibliques ou sur toute histoire légitimant Israël. Comprenne qui pourra ; que reste-t-il de la théologie chrétienne, de la foi, ou de l’histoire, si l’on se débarrasse d’Israël dans la Bible ? Se pourrait-il que les Palestiniens chrétiens soient des Nazis camouflés qui comme eux voulaient dé-judaïser la Bible ? Le texte se termine par un appel à tous les peuples, entreprises ou Etats à participer à la campagne BDS contre Israël. Cette requête est en concordance totale avec les préconisations de l’OCI et conforme aux vues des premiers dirigeants européens qui sont également responsables de la situation eurabienne actuelle.

 

Quelles sont les conséquences du choix d'Al-Qods – c’est à dire d'une Jérusalem musulmane – par l’Europe pour son identité, pour évaluer sa propre histoire et sa politique d’immigration ? L’Europe qui a choisi Al-Qods et rejeté Jérusalem a en fait rejeté sa propre identité fondamentale. Elle nie la Bible qui n’est pas seulement un texte religieux établissant un certain nombre de valeurs universelles mais aussi, pour les Chrétiens une chronique de l’avènement de Jésus et de la Chrétienté qui en sont les points culminants. S’il n’y avait pas eu de peuple Juif ni d’Histoire ni de Géographie Biblique, il n’y aurait pas eu de chrétienté non plus. Dans cette perspective le Judaïsme et la Chrétienté ne sont que d’énormes aberrations, et seuls demeurent valides le Coran et le Jésus musulman dont la mission eschatologique est la destruction de la Chrétienté.

 

Le choix d’Al-Quds remplace la Bible par le Coran. L’Europe sait que l’OCI a décidé de déplacer son quartier général de Djeddah à Al-Qods. L’OCI est considéré comme l’institution la plus adéquate pour représenter le Califat mondial avec sa mission d’ancrer l’Oummah universelle dans le Coran et la Sunna. Quelle église pourrait rester à Al-Qods ? En cherchant à détruire Israël, l’Eglise est en train de détruire sa propre existence.

 

Avec un tel de désaveu de ses racines, peut-on encore être surpris que l’Europe ait bradé ses citoyens sur son propre territoire ? De la même manière, l’Union Européenne n’a cessé de harceler Israël et de remettre en question ses origines et ses droits, elle a assigné devant un tribunal les Européens courageux qui ont affirmé leur identité, leurs droits et leur liberté. Le lien politique entre l’OCI et l’Union Européenne n’apparaît pas seulement dans le contexte du conflit arabo-israélien mais aussi dans la politique interne de l’Europe en ce qui concerne l’immigration musulmane massive commencée dans les année 1974-75. C’est alors qu’a été mise en place l’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe chargée de transférer les demandes de la Ligue Arabe vers les pays de la Communauté Européenne et de suivre leur exécution en Europe.

 

Transposant sa politique anti-israélienne en Europe, l’Union Européenne veut faire table rase des droits nationaux historiques et des privilèges des Etats nations souverains pour pouvoir transférer aux Nations Unies – dominées par l’OCI – la gouvernance mondiale des droits humains. Les droits fondamentaux des Européens tels que la sécurité, la liberté d’expression et la connaissance de leur Histoire sont désapprouvés, rejetés et combattus par l’OCI sous l’apparence de la lutte contre l’islamophobie et de requêtes véhémentes pour une Europe multiculturelle. Enraciné dans la civilisation du jihad et de la dhimmitude l’OCI impose ses propres normes, utilisant pour cela l’Union Européenne comme relais, dans son nouvel empire occidental. Ainsi, alors que l’Europe s’enorgueillie de la création d’une gouvernance humanitaire universelle, sur la scène internationale l’OCI impose un ordre coranique des droits humains.

 

En répudiant Israël, l’Union Européenne se répudie elle-même. Elle met l’accent sur son héritage gréco-romain éliminant le second, judéo-chrétien, pour plaire aux immigrants musulmans. En agissant ainsi l’Europe élimine ses fondements juifs comme si la chrétienté avait surgi du néant. Cette répression des identités est une concession de plus à l’Islam, hostile dans son essence aux Juifs et aux Chrétiens, problème qui n’a jamais été reconnu ni combattu. Jeter le Judaïsme (Israël) et la Chrétienté (l’Occident) dans les poubelles de l’histoire équivaut à supprimer les droits humains, historiques, religieux, culturels et nationaux des Juifs et des Chrétiens. Cela signifie adopter la dhimmitude.

 

Eurabia et le Palestinisme proviennent du même rejet, de la même politique appliquée à la destruction des Etats-Nations et ils expriment l’esprit et la culture des peuples condamnés à l’extinction pour satisfaire une utopie humanitaire globalisante. Leurs points communs sont : (1) la guerre contre Israël ; (2) la dé-judaisation de la Chrétienté ; (3) la dé-christianisation de l’Europe ; et (4) le lien politique Union Européenne-OCI visant à renforcer la gouvernance globale des Nations Unies que l’OCI monopolise. Cette approche suicidaire est spécifique à l’Europe; elle n’existe ni en Chine, ni en Inde ni dans les pays musulmans.

 

Lors des révoltes anarchiques du « Printemps Arabe » (Mars 2011), les Etats-Unis et la plupart des pays européens conduits par la France et son ministre des Affaires Etrangères, Alain Juppé, se sont impliqués dans des conflits tribaux arabes et africains, invoquant le « droits d’ingérence » et le « droit de protection ». Ces droits sont toutefois appliqués sélectivement et ne sont jamais invoqués pour protéger les chrétiens en Egypte, Irak, Turquie, Algérie, Soudan, Nigéria, Bangladesh, Indonésie, ou au Pakistan. Pas plus qu’ils ne sont invoqués lorsque des marins sont arbitrairement pris en otage par les Somaliens. L’Europe trouverait tout à fait grotesque ou indécents d’invoquer ce type de droits contre la diffusion de haine anti-israélienne appelant à l’extermination des Juifs et contre le déluge de roquettes lancées depuis Gaza sur Israël ou contre les crimes hideux de ses alliés palestiniens et « protégés » contre les civils israéliens. Elle n’a pas non plus réagi lors de l’islamisation des lieux saints du judaïsme et de la chrétienté à Hébron par l’UNESCO obéissant aux ordres de l’OCI. Cependant cette approche ouvre une brèche sérieuse dans les droits historiques et religieux des Juifs et des Chrétiens et contredit la définition occidentale des droits humains. La reconnaissance de la Palestine par l’UNESCO est un signe avant coureur, à l’échelle mondiale, de l’islamisation des racines historiques et spirituelles du Christianisme et du Judaïsme et confirme l’assertion coranique que l’Islam précède et domine ces deux religions.

Posté par melkisedek à 00:33 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Mouvement américain pour la réouverture de l'enquête sur les attentats du 9/11

 

En France, c'est 58% des Français qui ne croient pas au récit officiel du gouvernement Bush sur les attentats du 9/11. Aux Etats-Unis, c'est aujourd'hui plus de 144 millions d'Américains. Des pourcentages analogues dans tous les pays d'Europe, ainsi qu'en Suisse. On peut voir de très nombreux documents scientifiques sur le site de l'association ReOpen911.


11/9 : Comment lancer la nouvelle enquête ? Interview du sénateur US Mike Gravel

Posté par melkisedek à 17:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Attentats du 11/9 : un magistrat italien va dénoncer l'administration Bush et la CIA devant le CPI

Un mouvement mondial commence lentement à se mettre en place et en œuvre qui amène un magistrat italien à porter plainte devant la Cour pénale Internationale contre l'administration Bush et la CIA pour crime contre l'humanité en raison de leur implication supposée dans les attentats du 11 septembre à New York qui ont causé la mort de près de 3000 Américains innocents dans des conditions effroyables.

Ce n'est pas tout. Un sénateur américain, en visite à Paris au début du mois de novembre dernier, est de son côté à l'initiative d'une procédure judiciaire devant le Congrès pour réclamer la réouverture de l'enquête sur ces attentats tragiques avec le soutien actif de familles des victimes qui comptent aussi agir de leur côté. 


11/9: Un haut magistrat italien va dénoncer l'administration Bush et la CIA devant la CPI

Posté par melkisedek à 17:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]