Trois résolutions de l'ONU indiquent quels territoires sont disputés, comme le disait François Mitterrand. Les résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de Sécurité. 

 
 
Si la résolution 338 appelle en 1973 au cessez-le-feu et à des négociations en vue « d’instaurer une paix juste et durable au Moyen-Orient », et la 1397 reconnaît en 2002, pour la première fois, l’état de ‘’Palestine’’, la 242 appelle, quant à elle et depuis 1967, au retrait DE territoires dans la version originale anglaise et non pas de la totalité des territoires comme l’indique la traduction française.
 
Nuance fondamentale permettant que l’état juif se retrouve non plus à l’intérieur des frontières établies par la ligne d’armistice de 1949 mais d’autres qui seront « sûres et reconnues » une fois la paix advenue. Il n'y a donc jamais eu de colonisations sauf à commettre une erreur juridique pour des raisons politiques inavouables : le déni d'Israël à vivre sur la terre d'Israël. Ce déni est d'origine palestinienne mais uniquement de la part des dirigeants palestiniens, qui l'ont monté en épingle, relayés par les gouvernements européens pour les intérêts pétroliers des Européens. Le dernier sondage réalisé par le Centre de Recherche politique de Ramallah montre en effet que ce n'est nullement le problème majeur des palestiniens de la rue.
 
Ce qui indique clairement que les frontières sont à négocier et non établies comme le suppose la propagande médiatique qui se révèle être, pour le coup, un partisan de la lecture ‘’palestinienne’ de cette résolution.
 
Posture gravissime lorsque l’on considère Jérusalem-est, et donc la vieille ville, comme territoire ‘’occupé’’. Une région où se situe le premier lieu saint du Judaïsme et ayant permis aux générations d’aspirer à la reconstruction du pays perdu.
 
Attitude encore plus pitoyable lorsque l’on sait que la 242 exige également et sans ambigüité « respect et reconnaissance de la souveraineté de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région, et leur droit de vivre en paix ».
 
Autrement dit le respect et la reconnaissance du caractère juif de l’état d’Israël, et donc un abandon définitif de toute exigence d’un « droit au retour », en son sein, de « réfugiés palestiniens ».