24 novembre 2009

POÉSIE SANS ÉCLAT

Automne : le saule et l'olivier dans le jardin, le ciel gris sur la ville grise. Y a-t-il encore quelque chose à chanter au-delà des mots ?   *   Le masque de la nuit se met à rire : c'est un soleil accroché dans un arbre. Le café bout dans ta tasse. Les arbres sont veufs de leurs feuilles. Les chiffres reprennent les prières dans le ciel blême.     *   Quelqu'un cherche une adresse perdue dans la nuit. Il sort une clef de sa poche. Où est la porte ? On entend ses pas sur les pavés, ... [Lire la suite]
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19 octobre 2009

QUATRE POÈMES D'INGEBORG BACHMANN

            Die gestundete Zeit Es kommen härtere Tage. Die auf Widerruf gestundete Zeit wird sichtbar am Horizont. Bald musst du den Schuh schnüren und die Hunde zurückjagen in die Marschhöfe. Denn die Eingeweide der Fische sind kalt geworden im Wind. Ärmlich brennt das Licht der Lupinen. Dein Blick spurt im Nebel: die auf Widerruf gestund e te Zeit wird sichtbar am Horizont.   Drüben versinkt dir die Geliebte im Sand, er steigt um ihr wehendes Haar, er fällt ihr ins... [Lire la suite]
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22 novembre 2008

MANDELSTAM

En 1959, en guise d'introduction à l'édition Fischer de ses traductions de quelques poèmes de Mandelstam, Paul Celan écrivit ce texte magnifique, peu accessible aujourd'hui, dont je donne plus loin une traduction : ****************** Wie bei kaum einem seiner dichtenden Zeit- und Schicksalsgenossen in Rußland — und diese Dichter, von denen das noch nicht zu Ende gedachte Wort Roman Jakobsons gilt, daß sie von ihrer Generation "vergeudet" wurden, heißen Nikolaj Gumiljov, Welemir Chlebnikov, Wladimir Majakovskij, Sergej Jessenin,... [Lire la suite]
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22 novembre 2008

INGEBORG BACHMANN

On peut entendre sur le site de Monumenta quelques poèmes récités par Françoise Rétif ainsi qu'une vue d'ensemble de son oeuvre, notamment sur son grand roman Malina, et de sa vie, de même que des considérations fort intéressantes sur ses liens à la fois poétiques et poétologiques avec l'oeuvre de Paul Celan, notamment pour le recueil Sprachgitter (Grille de parole) qu'André du Bouchet a traduit dans Strette. On pourra lire ici deux poèmes extraits de son premier recueil Die gestundete Zeit (Le Temps en sursis), qui donne une bonne... [Lire la suite]
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22 novembre 2008

UNE LETTRE D'YVES BONNEFOY

Cette lettre est une réponse à un courrier que je lui avais adressé au Collège de France à propos d'un article d'Yves Bonnefoy paru dans La Nouvelle Revue de Psychanalyse concernant le poète grec Georges Séféris.
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22 novembre 2008

ANDRÉ DU BOUCHET : EXTRAIT DU MANUSCRIT "Ou le soleil"

                                                      Bibliographie : 1°) Livres : Le moteur blanc, GLM, 1956. Dans la chaleur vacante, Mercure de France, 1961. Prix des critiques 1961. Rééd. 1978. Ou le soleil, Mercure de France, 1968. Alberto Giacometti. Dessins, Maeght Editeur, 1969. Qui n'est pas tourné vers nous, Mercure de France, 1972. Air (1950-1953), Clivages,... [Lire la suite]
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22 novembre 2008

ANDRÉ DU BOUCHET ET LA POÉSIE CHINOISE

Des rapprochements intéressants peuvent être établis entre la poétique d'André du Bouchet dans son oeuvre et la peinture chinoise, qui fonctionne sur le mode dialogique, les "Conversations avec la montagne" de Shi Tao ou "Dialogue avec le vent" de Ma Yuan, mais aussi avec la poésie chinoise elle-même. Dans l'esprit de la Chine, il n'y a pas de différence d'ailleurs entre l'art de la poésie et l'art de la peinture. C'est tout un : l'art de la poésie est aussi un art de la calligraphie, un art de l'espace qui fait jouer horizontalement... [Lire la suite]
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22 novembre 2008

ANDRÉ DU BOUCHET TRADUCTEUR DE PAUL CELAN

André du Bouchet a publié des poèmes traduits de Paul Celan aux éditions Clivages en 1978, extraits de Von Schwelle zu Schwelle, publié en 1955, jusqu'à Lichtzwang, en 1970, au total quelque onze poèmes traduits. Ces traductions furent reprises par le Mercure de France en 1986. Elles sont intéressantes à un double titre : elles manifestent des affinités évidentes entre l'un et l'autre poètes et Paul Celan a travaillé en étroite collaboration avec André du Bouchet pour ces traductions, lui en proposant au départ une traduction... [Lire la suite]
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22 novembre 2008

Paul Celan et André du Bouchet : le poème comme quête de sens ou Sinnsucht*

"Das Gedicht, das den Sinn sucht" ("Le poème, qui est en quête de sens") Paul Celan "Mots en avant de moi la blancheur de l'inconnu" André du Bouchet "Wirklichkeit ist nicht, Wirklichkeit soll gesucht und gewonnen sein." ("Il n'y a pas de réalité, la réalité est à chercher et à conquérir.") Paul Celan Paul Celan n'est pas seulement le grand poète que l'on connaît. Il fut aussi un grand traducteur. Ses traductions les plus connues, publiées dès 1959, sont évidemment celles de son frère en poésie, Ossip Mandelstam, dont le culte de... [Lire la suite]
22 novembre 2008

Deux lettres inédites d'André du Bouchet

Alors que je travaillais sur l'oeuvre d'André du Bouchet, j'avais échangé avec lui des courriers. C'est à la suite de ce travail, et après l'avoir rencontré, qu'il me proposa d'en écrire un article de synthèse pour la revue L'Ire des Vents qu'avait fondée et que dirigeait Yves Peyré, qui écrivit par ailleurs une préface pour le dernier grand recueil d'Henri Michaux, En appel de visages chez Verdier. Lettre du 5 mai 1980 : Lettre du 10 octobre 1980 :
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