<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"><channel><title>Histoire des Juifs en Europe</title><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/</link><description>Histoire, litt&#xe9;rature, philosophie autour de l&apos;histoire des Juifs en Europe et de ma famille depuis six si&#xe8;cles, de l&apos;Espagne &#xe0; la Russie.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Tue, 22 Dec 2009 01:18:22 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Schopenhauer sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>RM</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29755494</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29755494</guid><description>En fait, autant que je puis en juger, je n&apos;aime pas la philosophie de Schopenhauer, parce qu&apos;il fonde tout, je crois, sur une forme de volont&#xe9; inintelligente, d&#xe9;nu&#xe9;e de pens&#xe9;e. Mais cela donnait &#xe0; Blaise Cendrars une justification pour cr&#xe9;er des symboles nouveaux, quoique farfelus, telle la tour Eiffel sid&#xe9;rale. Du reste, parfois, ses inventions sont brillantes, belles. Mais Schopenhauer donnait &#xe0; l&apos;individu la libert&#xe9; de cr&#xe9;er ces symboles nouveaux, sans doute. La libert&#xe9;, mais pas la motivation, n&#xe9;anmoins. Blaise Cendrars devait la tenir d&apos;ailleurs.</description><pubDate>Mon, 14 Dec 2009 08:14:35 GMT</pubDate></item><item><title>INFLUENCE DE ROUSSEAU sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29743097</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29743097</guid><description>Vous avez tout &#xe0; fait raison de citer Rousseau &#xe0; propos de Gœthe et des Allemands. Rousseau a eu une grande influence en Allemagne avec sa religion du cœur qui est venue se greffer sur le pi&#xe9;tisme allemand, chez Herder, Gœthe et Lenz notamment et m&#xea;me chez Kant. Il faut lire &#xe0; cet &#xe9;gard &quot;La Gen&#xe8;se du romantisme allemand. Situation spirituelle de l&apos;Allemagne dans la deuxi&#xe8;me moiti&#xe9; du XVIII&#xe8; si&#xe8;cle&quot;, Aubier, Roger Ayrault, 1961, notamment la troisi&#xe8;me partie : &quot;La crise religieuse&quot; et les deux chapitres intitul&#xe9;s &quot;Rousseau et la religion du Sturm und Drang&quot; (p. 442-480). &lt;br /&gt;
Toute la semaine derni&#xe8;re &#xe9;tait consacr&#xe9;e sur France-Cul &#xe0; la philosophie de Schopenhauer (vous pouvez les &#xe9;couter en poscast &#xe0; l&apos;occasion, si vous en avez envie, &#xe0; l&apos;&#xe9;mission de Jean-Paul Enthoven). Il a jou&#xe9; un grand r&#xf4;le en France &#xe0; la fin du XIX&#xe8; si&#xe8;cle, surtout chez Villiers de l&apos;&#xce;les-Adam et les d&#xe9;cadents. Cl&#xe9;ment Rosset a &#xe9;crit deux livres sur lui : Schopenhauer, philosophie de l&apos;absurde, et : L&apos;esth&#xe9;tique de Schopenhauer. Deux ouvrages &#xe0; mon avis essentiels pour comprendre sa philosophie.</description><pubDate>Sun, 13 Dec 2009 18:36:47 GMT</pubDate></item><item><title>Chauvins sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>RM</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29740382</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29740382</guid><description>Je pense que beaucoup de ceux qui y interviennent sont dans une forme de chauvinisme qui fait croire que les Fran&#xe7;ais seuls sont intelligents, parce qu&apos;ils sont les seuls &#xe0; s&apos;exprimer en fran&#xe7;ais.&lt;br /&gt;
C&apos;est vrai que le pur amour tend &#xe0; dissoudre l&apos;individu dans le divin, comme si la conscience de soi ne pouvait pas coexister avec le divin. La volupt&#xe9; m&#xea;me de Baudelaire dilue la conscience de soi, la noie dans le plaisir. Mais je crois comme vous que les Allemands ont cr&#xe9;&#xe9; une image de la conscience de soi qui se lie au divin. Goethe en est probablement une illustration claire, notamment &#xe0; travers Faust. C&apos;est aussi le th&#xe8;me prom&#xe9;th&#xe9;en, le pouvoir de cr&#xe9;er des mondes nouveaux (par exemple de nature sociale) qu&apos;on trouve chez Hugo. M&#xea;me chez Guyon, la r&#xe9;surrection passe par une attente passive. Mais il sera &#xe9;ternellement difficile &#xe0; un Fran&#xe7;ais d&apos;admettre que sur un certain plan, les Allemands ont cr&#xe9;&#xe9; quelque chose de r&#xe9;ellement neuf. M&#xea;me Blaise Cendrars l&apos;admettait, tout de m&#xea;me, quand il prenait appui sur Schopenhauer pour dire &quot;le monde est ma repr&#xe9;sentation&quot;. Sartre m&#xea;me a bien tir&#xe9; des Allemands ses id&#xe9;es les plus novatrices, les plus originales, qui liaient justement le sujet &#xe0; la perception d&apos;un cosmos coh&#xe9;rent. Cela dit, peut-&#xea;tre que la conscience individuelle existait chez Rousseau, qui pensait que le sentiment individuel se reliait &#xe0; &quot;l&apos;&#xca;tre supr&#xea;me&quot;. En ce cas, le coeur devenait intelligent, puisque reli&#xe9; &#xe0; la source de toute justice.</description><pubDate>Sun, 13 Dec 2009 16:56:05 GMT</pubDate></item><item><title>CULTE DE L&apos;HOMME sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29736240</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29736240</guid><description>Bien s&#xfb;r, Ramiel, le culte de l&apos;homme se trouve &#xf4; combien dans Les Mis&#xe9;rables, chez Hugo. Une phrase m&#xea;me le dit explicitement.&lt;br /&gt;
La doctrine du pur amour chez Mme Guyon (et saint Fran&#xe7;ois de Sales, et aussi F&#xe9;nelon) est en effet tout &#xe0; fait int&#xe9;ressante. Mais il ne s&apos;agit pas tant d&apos;un processus d&apos;individuation que le contraire : une dissolution dans l&apos;amour divin, dont le po&#xe8;me que vous citez est un tr&#xe8;s bel exemple.
Il n&apos;est pas sans rapport d&apos;ailleurs avec le &quot;cœur&quot; cher &#xe0; Pascal qui se s&#xe9;pare de la raison alors que les deux notions font pr&#xe9;cis&#xe9;ment le prud&apos;homme chez Chr&#xe9;tien de Troyes et en ce XII&#xe8; si&#xe8;cle, o&#xf9; il prend naissance, pour se dissoudre cinq si&#xe8;cles plus tard dans la fameuse phrase de Pascal : &quot;Le cœur a ses raisons que la raison ne conna&#xee;t point.&quot; Cette phrase signe la crise d&apos;une certaine civilisation du cœur inaugur&#xe9;e au XII&#xe8; si&#xe8;cle pour indiquer la naissance de l&apos;individu qui n&apos;est plus seulement &quot;imago Dei&quot;, puisqu&apos;il affirme une part d&apos;autonomie en dehors de la raison, contrairement &#xe0; la d&#xe9;finition de l&apos;homme par Bo&#xe8;ce (mort en 525 !), &#xe0; travers la notion de &quot;persona&quot;, qui joua un r&#xf4;le si fondamental dans l&apos;esprit des hommes du Moyen-&#xc2;ge : &quot;Persona est rationalis natur&#xe6; individua substancia&quot; : la personne est une substance individuelle qui a pour diff&#xe9;rence sp&#xe9;cifique (natura) d&apos;&#xea;tre raisonnable.
Mme Guyon joue aussi un r&#xf4;le important dans les derniers vers de Rimbaud. Etiemble en dresse un bilan comparatif dans un de ses derniers articles, tr&#xe8;s judicieux. Le &quot;langage des fleurs&quot; fait d&apos;ailleurs penser au fameux po&#xe8;me &quot;Aube&quot; : &quot;une fleur me dit son nom.&quot; Ce th&#xe8;me se retrouve aussi plus pr&#xe8;s de nous dans Le Petit Prince de Saint-Exup&#xe9;ry : &quot;Je commence &#xe0; comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu&apos;elle m&apos;a apprivois&#xe9;...&quot; C&apos;est toute une filiation du noble cœur qui na&#xee;t &#xe0; la fin du XII&#xe8; si&#xe8;cle et d&#xe9;finit ce que Jean Nagde appelle &quot;la civilisation du cœur&quot;. Le renard dit aussi au petit prince : &quot;Mais si tu viens n&apos;importe quand, je ne saurai jamais &#xe0; quelle heure m&apos;habiller le cœur.&quot;
A propos de Mme Guyon, il y a un bon petit livre que vous connaissez peut-&#xea;tre d&#xe9;j&#xe0; :
-Choix de textes pr&#xe9;sent&#xe9; par Roger Parisot : Saint Fran&#xe7;ois de Sales, Pascal et Mme Guyon, La doctrine du pur amour, &quot;Agora&quot;, Pocket. L&apos;introduction resitue bien les choses en contexte.
- Henri Gouhier, F&#xe9;nelon philosophe, J. Vrin, 1977.
- Fran&#xe7;ois-Xavier Cuche, T&#xe9;l&#xe9;maque entre p&#xe8;re et mer, Champion, 1994.
- Volker Kapp, T&#xe9;l&#xe9;maque de F&#xe9;nelon La signification d&apos;une œuvre litt&#xe9;raire &#xe0; la fin du si&#xe8;cle classique, G&#xfc;nter Narr Verlag/Jean-Michel Place, T&#xfc;bingen/Paris, 1982.
- Etiemble, &quot;Sur les chansons spirituelles&quot;, Lectures de Rimbaud, Revue de l&apos;universit&#xe9; de Bruxelles, r&#xe9;unies par Andr&#xe9; Guyaux, 1982.
Il y a aussi &#xe0; propos de l&apos;individu un autre livre de Aaron J. Gourevitch, La Naissance de l&apos;individu dans l&apos;Europe m&#xe9;di&#xe9;vale, Paris, Seuil, 1997, et la discussion qu&apos;en a faite J. Le Goff : &quot;Au Moyen-&#xc2;ge : conscience individuelle et image de l&apos;au-del&#xe0;&quot;, Annales E.S.C., 1972, 2, o&#xf9; le th&#xe8;me de l&apos;individualisation de la mort appara&#xee;t &#xe0; travers la r&#xe9;surgence de l&apos;histoire de Lazare au XII&#xe8; s. Mais J. Le Goff souligne que cette individualisation de la mort s&apos;accompagne d&apos;un d&#xe9;veloppement de relations diverses entre les morts et la communaut&#xe9; de ceux qui prient pour les morts indistinctement, et d&apos;autre part entre l&apos;individu et la communaut&#xe9; qui l&apos;enserre dans un tissu de liens qui d&#xe9;finissent son &#xea;tre. Mais c&apos;est bien au XII&#xe8; si&#xe8;cle que commence &#xe0; na&#xee;tre l&apos;individu, tant dans la r&#xe9;alit&#xe9; sociale, que dans les textes litt&#xe9;raires : on s&apos;en aper&#xe7;oit quand on compare par exemple Erec et Enide et sa version dans les Mabinogion ; Erec a une conscience int&#xe9;rieur que n&apos;a pas le h&#xe9;ros des Mabinogion du Pays de Galles.
Vous avez tout &#xe0; fait raison au sujet de la mystique rh&#xe9;nane. Ma&#xee;tre Eckhart fait partie de la gen&#xe8;se de l&apos;individu en Europe, ainsi que la m&#xe9;taphysique de Dietrich von Freiberg. Ce qui montre, en autres choses, la b&#xea;tise qui r&#xe8;gne d&#xe9;sormais sur la Rdl, o&#xf9; &#xe0; propos d&apos;un r&#xe9;cent billet d&apos;Assouline sur la culture allemande des commentaires pr&#xe9;tendaient que les Allemands n&apos;avaient pas de &quot;cogito&quot;...! Alors que la mystique rh&#xe9;nane prouve le contraire, que le romantisme allemand a cr&#xe9;&#xe9; la notion d&apos;Individualit&#xe4;t, et que le th&#xe8;me de la naissance de l&apos;individu dans l&apos;histoire est n&#xe9; dans l&apos;historiographie allemande, chez Jacob Burckart ! On est vraiment affaire &#xe0; des bœufs &#xe0; pr&#xe9;sent sur la Rdl !</description><pubDate>Sun, 13 Dec 2009 14:07:44 GMT</pubDate></item><item><title>Allemands sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>RM</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29729360</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29729360</guid><description>Je ne sais pas si j&apos;aurai le temps de lire tous ces ouvrages int&#xe9;ressants. Mais que cela vienne de l&apos;Allemagne est coh&#xe9;rent avec l&apos;origine dans la mystique rh&#xe9;nane et allemande de l&apos;id&#xe9;e de l&apos;&#xe9;tincelle divine plac&#xe9;e dans chaque &#xe2;me. Pour Joseph de Maistre, il sentait l&apos;invidualisme monter, et cela l&apos;effrayait : alors qu&apos;il avait commenc&#xe9; par postuler que la R&#xe9;volution r&#xe9;g&#xe9;n&#xe8;rerait la monarchie et la religion, &#xe0; la fin de sa vie, voyant que Louis XVIII ne pouvait gu&#xe8;re appara&#xee;tre comme une forme de m&#xe9;tamorphose de la monarchie, il s&apos;effrayait de ce que tout semblait devoir se pulv&#xe9;riser et se dissoudre &#xe0; l&apos;infini. De fait, m&#xea;me s&apos;il &#xe9;tait lui-m&#xea;me une individualit&#xe9; forte, il continuait de croire plus en le lien entre le Saint-Esprit et l&apos;Eglise qu&apos;au lien entre l&apos;individu et ce m&#xea;me Saint-Esprit.&lt;br /&gt;
Ce th&#xe8;me m&apos;a donnn&#xe9; &#xe0; r&#xe9;fl&#xe9;chir sur Jeanne Guyon, qui a &#xe9;t&#xe9; combattue par Bossuet, notamment pour la raison que selon elle, m&#xea;me quand Dieu accordait sa gr&#xe2;ce &#xe0; quelqu&apos;un, elle n&apos;&#xe9;tait pas automatiquement accept&#xe9;e par cette personne. Pour l&apos;Eglise, en effet, cette gr&#xe2;ce &#xe9;tait obligatoire, comme automatique, m&#xe9;canique. Mais Guyon individualisait, au fond, la chose, en laissant &#xe0; chacun la libert&#xe9; je dirais organique de ne pas s&apos;accorder &#xe0; cette gr&#xe2;ce (quoiqu&apos;elle recommand&#xe2;t &#xe9;videmment d&apos;y adh&#xe9;rer). Or, cela scandalisa les &#xe9;v&#xea;ques. La doctrine de Guyon en arrivait &#xe0; consid&#xe9;rer que la fusion avec Dieu &#xe9;tait possible, et qu&apos;elle pr&#xe9;parait en fait &#xe0; la r&#xe9;surrection, comme elle l&apos;&#xe9;crit dans les derni&#xe8;res pages de son commentaire sur le Cantique des cantiques : &quot;L’Epoux (…) demande &#xe0; son Epouse deux choses &#xe9;galement admirables; l’une, qu’elle sorte &#xe0; son &#xe9;gard de ce profond silence, dans lequel elle a &#xe9;t&#xe9; jusqu’alors : car, comme dans le temps de la foi et de la perte en Dieu, elle a &#xe9;t&#xe9; dans un grand silence &#xe0; cause qu’il fallait r&#xe9;duire son fond dans la simplicit&#xe9; et l’unit&#xe9; de Dieu seul ; &#xe0; pr&#xe9;sent qu’elle est enti&#xe8;rement consomm&#xe9;e dans cette unit&#xe9;, il veut lui donner cet admirable accord qui est un fruit de l’&#xe9;tat consomm&#xe9; de l’&#xc2;me, savoir de la multiplicit&#xe9; et de l’unit&#xe9; ; sans que la multiplicit&#xe9; emp&#xea;che l’unit&#xe9;, ni l’unit&#xe9; la multiplicit&#xe9;. Il veut qu’elle joigne &#xe0; la parole muette du centre, qui est l’&#xe9;tat d’unit&#xe9;, la louange ext&#xe9;rieure de la bouche : ce qui est une imitation de ce qui se doit accomplir dans la gloire ; o&#xf9;, apr&#xe8;s que l’&#xc2;me aura &#xe9;t&#xe9; plusieurs si&#xe8;cles absorb&#xe9;e dans ce silence ineffable et toujours &#xe9;loquent de la Divinit&#xe9;, elle recevra son corps glorieux, qui donnera une louange sensible au Seigneur (…).&quot; Le tout cesse de s&apos;opposer &#xe0; la partie, d&apos;une certaine fa&#xe7;on. Joseph de Maistre avait lu Guyon, mais il trouvait que ses disciples allaient trop loin dans le d&#xe9;saveu de l&apos;Eglise.
Est-ce qu&apos;en France, l&apos;individu ne na&#xee;t pas pleinement avec ces vers :
Au-dessus des &#xe9;tangs, au-dessus des vall&#xe9;es,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par del&#xe0; le soleil, par del&#xe0; les &#xe9;thers,
Par del&#xe0; les confins des sph&#xe8;res &#xe9;toil&#xe9;es,
MON esprit, tu te meus avec agilit&#xe9;,
Et, comme un bon nageur qui se p&#xe2;me dans l&apos;onde,
Tu sillonnes gaiement l&apos;immensit&#xe9; profonde
Avec une indicible et m&#xe2;le volupt&#xe9;.
Un peu comme la d&#xe9;votion chez Fran&#xe7;ois de Sales (chez qui les id&#xe9;es de Jeanne Guyon sont pr&#xe9;sentes en germe, au fond), cette &#xe9;l&#xe9;vation donne le pouvoir de comprendre le langage de l&apos;univers :
Heureux celui qui (...) plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
Le culte de l&apos;Homme peut se lire aussi chez Hugo, sans doute.</description><pubDate>Sun, 13 Dec 2009 09:30:31 GMT</pubDate></item><item><title>LE MOT &quot;INDIVIDUALISME&quot; sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29723313</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29723313</guid><description>Le mot individualisme est assez r&#xe9;cent puisqu&apos;il remonterait seulement &#xe0; 1829 chez Lamennais qui l&apos;emploierait le premier. Il marquerait la sortie effective de la soci&#xe9;t&#xe9; d&apos;ordres d&apos;ancien r&#xe9;gime et du corporatisme : lib&#xe9;r&#xe9; de ses carcans, rendu autonome, l&apos;individu s&apos;affirme dans sa volont&#xe9; d&apos;entreprendre. Mais le mot est encore largement p&#xe9;joratif, par nostalgie de l&apos;ordre ancien chez Joseph de Maistre, en raison des injustice qu&apos;engendre le nouvel ordre (Saint-Simon), ou par crainte que l&apos;individualisme ne conduise &#xe0; l&apos;&#xe9;go&#xef;sme et &#xe0; la perte de la d&#xe9;mocratie (Tocqueville). C&apos;est surtout en Allemagne que la notion d&apos; &quot;Individualit&#xe4;t&quot; acquiert au contraire, dans le romantisme, un sens vitaliste et positif. Le mot &quot;individualismus&quot; s&apos;impose en allemand sous l&apos;influence du fran&#xe7;ais &#xe0; partir de 1840, qui conserve de la tradition allemande un sens positif, notamment chez l&apos;historien Jacob Burckhardt. Et c&apos;est l&apos;historiographie allemande, pr&#xe9;cise Jean-Claude Schmitt, qui a invent&#xe9; &#xe0; la fin du XIX&#xe8; si&#xe8;cle la &quot;fiction&quot; de la d&#xe9;couverte de l&apos;individu au fil des si&#xe8;cles.</description><pubDate>Sat, 12 Dec 2009 21:32:59 GMT</pubDate></item><item><title>NAISSANCE DE L&apos;INDIVIDU sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29722027</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29722027</guid><description>Merci de votre long commentaire, Ramiel. Vous pouvez lire, &#xe0; l&apos;occasion, un excellent travail sur la notion d&apos;individu au Moyen-&#xc2;ge dans un chapitre &#xe9;clairant d&apos;un autre excellent ouvrage de l&apos;historien du Moyen-&#xc2;ge Jean-Claude Schmitt : Le corps, les rites, les r&#xea;ves, le temps, Essais d&apos;anthropologie m&#xe9;di&#xe9;vale, Gallimard, 2001. Tout le chapitre X y est consacr&#xe9; : &quot;La &quot;d&#xe9;couverte de l&apos;individu&quot; : une fiction historiographique ?&quot;&lt;br /&gt;
Des aper&#xe7;us int&#xe9;ressants aussi dans un livre du grand historien russe du Moyen-&#xc2;ge, Aaron J. Gourevitch, Les cat&#xe9;gories de la culture m&#xe9;di&#xe9;vale, Gallimard, 1983, avec une pr&#xe9;face de Georges Duby. L&#xe0; aussi tout un chapitre est consacr&#xe9; &#xe0; la notion d&apos;&quot;individu&quot; (notion qui n&apos;existe pas encore) au Moyen-&#xc2;ge. Il y a aussi tout un chapitre sur &quot;Macrocosme, microcosme&quot; passionnant. Il y a un autre ouvrage qui porte excusivement sur la notion d&apos;individu intitul&#xe9; L&apos;individu au Moyen-&#xc2;ge, que je n&apos;arrive pas &#xe0; retrouver dans ma biblioth&#xe8;que.
Mais il est certain que la notion d&apos;individu, d&apos;origine chr&#xe9;tienne, a mis des si&#xe8;cles &#xe0; &#xe9;merger, et qu&apos;elle n&apos;est r&#xe9;elle et active qu&apos;&#xe0; partir de la seconde moiti&#xe9; du XVIII&#xe8; si&#xe8;cle, que viennent ent&#xe9;riner la notion juridique de droit de l&apos;individu et du citoyen dans La D&#xe9;claration des droits de l&apos;homme et du citoyen &#xe0; la fin du si&#xe8;cle.</description><pubDate>Sat, 12 Dec 2009 20:33:50 GMT</pubDate></item><item><title>Individu sur LA NAISSANCE DU ROMAN CHEZ CHR&#xc9;TIEN DE TROYES</title><dc:creator>RM</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29717538</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/12/11/16105140.html#c29717538</guid><description>Il y a eu un d&#xe9;bat, sur la valeur de l&apos;individu, entre les averro&#xef;stes et saint Thomas d&apos;Aquin : celui-ci estimait que l&apos;&#xe2;me intellective &#xe9;tait individualis&#xe9;e. Mais c&apos;est vrai que ce n&apos;est pas encore tr&#xe8;s net : on le sentiment que c&apos;est une teinte particuli&#xe8;re donn&#xe9;e &#xe0; quelque chose qui reste collectif. Charlemagne ob&#xe9;issant &#xe0; l&apos;archange Gabriel sugg&#xe8;re que la volont&#xe9; individuelle est assum&#xe9;e par un &#xea;tre c&#xe9;leste ext&#xe9;rieur &#xe0; soi. N&#xe9;anmoins, cet &#xea;tre c&#xe9;leste est lui-m&#xea;me li&#xe9; &#xe0; des astres. Gabriel est li&#xe9; &#xe0; la Lune, je crois. La mystique rh&#xe9;nane pla&#xe7;ait une &#xe9;tincelle divine en chaque individu, mais elle a &#xe9;t&#xe9; condamn&#xe9;e en son temps par l&apos;Eglise catholique. Cependant, Fran&#xe7;ois de Sales a repris certains principes de cette mystique, notamment un lien entre la cime de l&apos;esprit et le divin, et il est possible que ce lien soit la source de l&apos;id&#xe9;e de Fran&#xe7;ois de Sales que tout d&#xe9;pend avant tout d&apos;un choix qu&apos;on fait. Mais il n&apos;est pas s&#xfb;r que pour autant il ait s&#xe9;par&#xe9; l&apos;&#xe2;me du cosmos. Le P&#xe8;re &#xe9;ternel &#xe9;tait cependant, &#xe0; ses yeux, reli&#xe9; &#xe0; l&apos;Infini, &#xe0; l&apos;au-del&#xe0; des &#xe9;toiles, pour ainsi dire. Le po&#xe8;me &quot;El&#xe9;vation&quot; de Baudelaire va un peu dans le m&#xea;me sens. Cette cime de l&apos;esprit &#xe9;tait cependant situ&#xe9;e au-del&#xe0; de l&apos;entendement, de ce dont on pouvait &#xea;tre conscient : c&apos;&#xe9;tait la pens&#xe9;e de l&apos;arri&#xe8;re de la t&#xea;te, pour ainsi dire. Fran&#xe7;ois de Sales l&apos;a compar&#xe9; au cheveu par lequel Dieu avait tenu un personnage de la Bible, Jonas, je crois. De fait, je ne suis pas s&#xfb;r que l&apos;apparition de l&apos;individu emp&#xea;che le concept du microcosme, car le cosmos pris comme un tout gr&#xe2;ce &#xe0; une vision de l&apos;univers externe aux &#xe9;toiles m&#xea;mes, et qui est elle d&apos;un dieu-P&#xe8;re de toute chose, peut renvoyer justement au tout coh&#xe9;rent que peut constituer un individu humain.</description><pubDate>Sat, 12 Dec 2009 17:13:27 GMT</pubDate></item><item><title>Linceul sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>RM</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29465454</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29465454</guid><description>C&apos;est qu&apos;en principe, un linceul recouvre le visage. Mais peut-&#xea;tre qu&apos;ici, on a soulev&#xe9; le voile, pour ainsi dire, pour qu&apos;on puisse reconna&#xee;tre Samuel.</description><pubDate>Thu, 03 Dec 2009 16:19:15 GMT</pubDate></item><item><title>MANTEAU, EPHOD ET PECTORAL sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29439667</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29439667</guid><description>C&apos;est m&#xea;me un manteau sacerdotal, caract&#xe9;ristique de Samuel. En 1, Samuel, 18-19, on peut lire : &quot;Cependant Samuel faisait le service devant le Seigneur, comme gar&#xe7;on rev&#xea;tu d&apos;un &#xe9;phod de lin. Sa m&#xe8;re lui confectionnait chaque ann&#xe9;e un petit manteau, qu&apos;elle lui apportait lorsqu&apos;elle montait avec son mari pour le sacrifice annuel.&quot; Le manteau se porte sur l&apos;&#xe9;phod de lin. On trouve encore une allusion au manteau en 1, Samuel, 2, 19 : &quot;Puis tu prendras les v&#xea;tements liturgiques et tu rev&#xea;tiras Aaron de la tunique, du manteau de l&apos;&#xe9;phod, de l&apos;&#xe9;phod et du pectoral, et tu lui mettras l&apos;&#xe9;charpe de l&apos;&#xe9;phod.&quot;&lt;br /&gt;
Ce qui est int&#xe9;ressant, comme je le soulignais avant, c&apos;est que les enluminures ne tiennent pas compte du texte et inventent une image in&#xe9;dite de Samuel, avec un drap, un linceul, sortant de la tombe dans l&apos;&#xe9;pisode de la n&#xe9;cromancienne. C&apos;est &#xe0; cette &#xe9;poque qu&apos;on a invent&#xe9; l&apos;image du fant&#xf4;me, qui n&apos;existait pas avant, tel qu&apos;on se l&apos;imagine aujourd&apos;hui. C&apos;est une invention pure.</description><pubDate>Wed, 02 Dec 2009 18:50:24 GMT</pubDate></item><item><title>OUI sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29438676</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29438676</guid><description>Oui, il a un manteau. Et alors ? Quel est le probl&#xe8;me ? Je ne vois pas.</description><pubDate>Wed, 02 Dec 2009 18:18:59 GMT</pubDate></item><item><title>Manteau sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>RM</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29427678</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29427678</guid><description>Je suis un peu ennuy&#xe9;, mais je suis all&#xe9; voir dans la Bible, et le texte dit que l&apos;ombre de Samuel le manifeste rev&#xea;tu non d&apos;un linceul mais d&apos;un manteau. C&apos;est une sorte particuli&#xe8;re de manteau, peut-&#xea;tre sans manches, selon les T&#xe9;moins de J&#xe9;hovah. Enfin, il a bien un v&#xea;tement qui le recouvre.</description><pubDate>Wed, 02 Dec 2009 12:21:10 GMT</pubDate></item><item><title>juifs sur QU&apos;APPELLE-T-ON PENSER AUSCHWITZ ?</title><dc:creator>tchiculin</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/24/15918146.html#c29379301</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/24/15918146.html#c29379301</guid><description>n&#xe9;e catholique puis les reflexions se surpassant les unes aux autres j&apos;ai consid&#xe9;r&#xe9;e que croire devait en ma fonction 1ere de chr&#xe9;tienne d&apos;etre protestante ( sans action aucune) puis juive puisqu&apos;ils avait annonc&#xe9;s au monde 1 seul dieu ( chouette plus de guerre pour savoir lequel preferer.&quot; fa&#xe7;on de parler &apos;penser&apos;.&quot; Et enfin la reconnaissance &#xe0; mon petit niveau de la science. Tout bascule HEUREUSEMENT LA CONCRETISATION DE MES DOUTES ARRIVANT ENFIN A DEVENIR DEFINITIVEMENT ATHEE.Mais AUSCHWITZ DOIT OBLIGATOIREMENT RESTER MEMOIRE HUMAINE S&apos;IL EN EST.</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 21:11:29 GMT</pubDate></item><item><title>Temps d&#xe9;pass&#xe9; sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>RM</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29364901</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29364901</guid><description>Lamartine dit lui-m&#xea;me, de cette trag&#xe9;die, qu&apos;en 1818, quand il l&apos;a compos&#xe9;e, et fait lire &#xe0; Talma, mais sans pouvoir la faire repr&#xe9;senter parce qu&apos;il &#xe9;tait absent de Paris, elle &#xe9;tait encore dans le go&#xfb;t du temps, parce que &quot;c&apos;&#xe9;tait encore le temps des imitations en tout genre&quot;, mais que &quot;maintenant&quot; (en 1849), cela ne marcherait plus, parce qu&apos;on &quot;cherche le drame moderne&quot;, qu&apos;on trouvera &quot;dans l&apos;histoire mieux &#xe9;tudi&#xe9;e et mieux comprise&quot;. Il &#xe9;tait donc d&apos;accord avec vous, somme toute.</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 14:02:15 GMT</pubDate></item><item><title>Bacon r&#xe9;ponse sur HOMMAGE &#xc0; ROLAND BURAUD</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/28/15958377.html#c29363417</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/28/15958377.html#c29363417</guid><description>Oui, on peut toujours rattacher tel artiste &#xe0; tel autre. Pourquoi pas ? Mais je crois que Roland Buraud reste Roland Buraud et Bacon Bacon. C&apos;est autre chose que Bacon. Ce n&apos;est pas du tout par exemple ici la probl&#xe9;matique du Moi-Peau qu&apos;on peut lire chez Bacon. C&apos;est une autre m&#xe9;taphysique, une m&#xe9;ditation sur la mort et comme je le pense et l&apos;ai &#xe9;crit plus haut, une m&#xe9;ditation sur la mort de la mort d&apos;apr&#xe8;s Auschwitz. Non que je veuille &#xe0; tout prix &quot;r&#xe9;cup&#xe9;rer&quot; Roland Buraud dans la probl&#xe9;matique de l&apos;art d&apos;apr&#xe8;s Auschwitz, mais il me semble que ces corps qui flottent dans l&apos;air ou dans un liquide &#xe9;trange, amniotique mais pour les morts, dans d&apos;autres tableaux qu&apos;on peut aller voir sur son blog (&quot;Artburaud&quot;), disent &#xe0; la fois cette mort dans la vie et comme une impossibilit&#xe9; de mourir v&#xe9;cu comme une trag&#xe9;die, une trag&#xe9;die &#xe0; l&apos;envers en quelque sorte. Ces probl&#xe9;matiques n&apos;ont rien &#xe0; voir avec Bacon, que j&apos;admire aussi beaucoup par ailleurs. &lt;br /&gt;
De m&#xea;me mes po&#xe8;mes n&apos;ont rien &#xe0; voir ni avec Milosz ni avec Fondane (que je n&apos;ai d&apos;ailleurs pas lus, ni l&apos;un ni l&apos;autre). C&apos;est une paresse critique qui nous conduit &#xe0; de tels rapprochements qui nous emp&#xea;chent de lire vraiment ce qu&apos;on voit ou ce qu&apos;on lit.</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 13:08:02 GMT</pubDate></item><item><title>@Ramiel sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>Melkisedek</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29363180</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29363180</guid><description>Oui, c&apos;est int&#xe9;ressant, mais je ne connaissais pas cet essai de trag&#xe9;die biblique de Lamartine. C&apos;est une histoire qui traverse les si&#xe8;cles et m&#xea;me les mill&#xe9;naires. En tant que telle, elle est vraiment impressionnante. Il y a du Shakespeare dans ces quelques vers de Lamartine comme vous dites, qui ressemblent aussi &#xe0; du Hugo. Mais le ronronnement des vers g&#xe2;che un peu l&apos;ensemble. Ils manquent d&apos;&#xe9;nergie pour convaincre. Et puis, on ne voit pas tr&#xe8;s bien le rapport entre cette histoire de fant&#xf4;me et le monde o&#xf9; vivait Lamartine. En tout cas, le lien m&apos;&#xe9;chappe, tandis qu&apos;on comprend imm&#xe9;diatement le rapport avec la soci&#xe9;t&#xe9; du Moyen-&#xc2;ge.</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 13:00:17 GMT</pubDate></item><item><title>Bacon sur HOMMAGE &#xc0; ROLAND BURAUD</title><dc:creator>rm</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/28/15958377.html#c29353109</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/28/15958377.html#c29353109</guid><description>Oui, c&apos;est vrai que pour les formes, c&apos;est imit&#xe9; de Bacon, ou cela y ressemble ; mais cela ne donne pas plus d&apos;espoir.</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 07:55:18 GMT</pubDate></item><item><title>Lamartine sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>rm</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29353050</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29353050</guid><description>Sinon, connaissez-vous les fragments de la trag&#xe9;die biblique &quot;Sa&#xfc;l&quot; que Lamartine avait essay&#xe9; de r&#xe9;diger ? On y trouve aussi une &#xe9;vocation du fant&#xf4;me de Samuel :&lt;br /&gt;
Ciel ! que vois-je ? C&apos;est toi ! c&apos;est ton ombre sanglante !
Quel regard !... Son aspect m&apos;a glac&#xe9; d&apos;&#xe9;pouvante.
Pardonne, ombre fatale ! oh ! pardonne ! oui, c&apos;est moi,
C&apos;est moi qui t&apos;ai port&#xe9; tous ces coups que je voi !
Quoi ! depuis si longtemps ! quoi ! ton sang coule encore !
Viens-tu pour le venger ? Tiens...
(Il [Sa&#xfc;l] d&#xe9;couvre sa poitrine et tombe &#xe0; genoux.)
Mais il s&apos;&#xe9;vapore !...
Cela para&#xee;t assez imit&#xe9; de Shakespeare. Il faudrait relire le passage dans la Bible.</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 07:53:28 GMT</pubDate></item><item><title>Belles sur LE FANT&#xd4;ME DANS L&apos;ICONOGRAPHIE OCCIDENTALE</title><dc:creator>rm</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29352788</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/29/15970784.html#c29352788</guid><description>De bien belles illustrations.</description><pubDate>Mon, 30 Nov 2009 07:46:14 GMT</pubDate></item><item><title>Bonheur du jour sur HOMMAGE &#xc0; ROLAND BURAUD</title><dc:creator>Loulou</dc:creator><link>http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/28/15958377.html#c29339242</link><guid isPermaLink="true">http://lesermentdupuits.canalblog.com/archives/2009/11/28/15958377.html#c29339242</guid><description>Je ne connaissais pas ce peintre. Magnifique. Des accents baconniens, non ? Votre po&#xe8;me me touche beaucoup, aussi.</description><pubDate>Sun, 29 Nov 2009 17:47:07 GMT</pubDate></item></channel></rss>